ANTONIA

Dans une correspondance, qu'ils échangèrent en 1933, Albert Einstein posa la célèbre question : "Pourquoi la Guerre ?", à Sigmund Freud.

La réponse, de ce dernier, fait allusion au fait que l'individu est guidé par deux instincts contraires, Éros contre Thanatos, où Éros est l'instinct de vie et Thanatos celui de la mort.

Cela préfigurait la formule qui eut son heure de gloire quelques dizaines d'années plus tard : "Faites l'Amour, pas la Guerre !".
Il est donc bien clair qu'Éros est la partie la plus noble de l'individu !

En conséquence, soyez fier d'avoir des pulsions sexuelles qui vous poussent à entrer sur ce site. Sachez que, contrairement à beaucoup d'autres sites érotiques, celui-ci ne traite pas les femmes comme une marchandise, mais qu'il rend hommage à leur féminité et à leur libre sexualité.

L'Envie

La peau de mouton lui caressait le dos et les reins. La moquette lui grattait délicieusement les fesses. La langue avide de l'homme la fouillait. Large, épaisse, elle s'enfonçait au plus profond d'elle-même. Un peu comme un pénis. Mais d'une texture différente et elle la faisait jouir comme jamais encore il ne lui avait été donné de jouir. Et comme d'une source allègre, elle sentait sourdre du plus profond d'elle-même le flot savoureux de sa liqueur intime. Elle coulait, coulait, coulait et dans un doux bruit mouillé la bouche la lapait. La bouche la buvait. La bouche la ravageait ! Comment avait-elle pu crocheter dans ses cheveux pour faire remonter vers ses seins une tête qui s'aventurait? Qui glissait avidement sur son ventre plat! Bas, plus bas, toujours plus bas. Pourquoi s'était-elle toujours retenue de la lui précipiter, au contraire, entre ses cuisses grandes ouvertes ?

Qui est-il?

Qui était celui qui la comblait de la sorte ? Qui était-il celui-là qui s'était octroyé un droit que Brian s'était toujours vu refuser ? Elle l'ignorait. Elle s'en moquait bien du reste. Elle en voulait, c'est tout ! Elle en voulait même plus. Elle voulait tout. Elle voulait sa ration de semence chaude et fertile. Elle se voulait femelle et comblée. Femelle et pleine. Mais rien ne pressait encore. Pour l'heure, la langue lui suffisait amplement. La langue, les lèvres, la bouche. Une bouche que des parties en fusion viendraient, elle se prenait à l'espérer, remplacer tout à l'heure. A laquelle une verge bien raide viendrait se substituer! Une verge, voilà qu'elle devenait, à ses propres yeux, vicieuse mais ça ne lui déplaisait pas, une verge qu'elle aurait, auparavant, sucée avidement comme, enfant, elle suçait les bonbons.

L'inconnu

Non, elle ne connaissait pas son amant du moment. A peine avait-elle eu le temps de l'entrevoir. Mâle, terriblement mâle. Et sûr de lui. Si sûr de lui sans doute parce qu'il était justement aussi mâle. Avec lui, on n'hésitait pas. On ne refusait pas. On n'en avait pas le temps. On n'en avait pas l'envie. Et au fond, pour être franche, il lui fallait bien reconnaître que ce qui lui arrivait là elle l'avait bien cherché. Si elle avait accepté l'invitation d'Alice, c'était bien parce qu'elle savait que sa petite camarade de travail n'avait pas froid aux yeux. 

L'aventure

Parce qu'elle devinait qu'avec elle, il pourrait lui arriver des aventures. Avec cette fille, dénichée sur un site de rencontre pour femmes de vertues, ce serait des aventures avec un petit "a". Parce que l'aventure avec un grand "A", elle l'avait vécue avec Brian et que c'était fini, que c'était du passé et que, même, elle n'avait jamais été si grande que ça l'Aventure. Avait-elle seulement commencé? Alors maintenant : le grand "A", non, merci !

ALICE

Alice avait soulevé son intérêt un jour de verglas. En arrivant en retard, elle avait dit : "Ouille, ouille ouille! Qu'est ce que ça glisse !"
Et en aparté, pour Maïté : "Qu'est ce que ça glisse dans les cuisses d'Alice! Ou plutôt: qu'est ce que ça a glissé entre les cuisses d'Alice et Alice, ma vieille, elle aime ça quand ça lui glisse entre les cuisses! Pas besoin de te faire un dessin?"

Maïté avait rougi. N'empêche qu'elle aussi elle aurait bien voulu arriver en retard parce que ça lui aurait glissé entre les cuisses! 

COURS D'ÉCRITURE

Matin: 10h30 à 12h30
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LE RETARD

Avec Lui il n'avait jamais été question d'arriver en retard au travail à cause de ce qu'il appelait "la bagatelle". Un mec sérieux. Un peu vieux jeu. Un peu rasoir. Conformiste au possible. Toujours la même position ! Toujours le missionnaire. Elle avait bien du s'y convertir mais tout de même ! Et maintenant même plus de Brian pour se le faire mettre de temps en temps ! Alors ?
Car si Brian n'était plus là, le besoin, lui, était toujours présent. Et même plus vivace que jamais. Plus exigeant qu'avant assurément. Sans doute à cause du manque. Et puis que diable, elle n'avait jamais décidé de le laisser définitivement insatisfait !
Alors Alice ?

Le ver était dans le fruit. Et il grignotait dur, le ver. Il grignotait même d'autant plus dur qu'il ne faisait qu'aguicher là un fantasme qui l'avait hantée bien souvent depuis l'adolescence. Aussi n'avait-elle pas été longue avant de tenter à nouveau l'expérience Et cette fois, diable, elle avait tenu tout le jour. Sans gêne aucune, bien au contraire ! C'était si agréable de se sentir enfin libre ! Libre de toutes ces contingences dans lesquelles les usages vous entravent. Libre d'elle-même et du carcan d'idées reçues dans lequel elle s'était laissée enfermer. Elle s'était enivrée de cet air tout neuf qui faisait frissonner sa toison intime. Elle s'était excitée comme Alice le lui avait suggéré de son audace face à tous ces hommes qu'elle croisait. S'ils savaient ! Mais ils ne savaient pas, bien sur et cela lui donnait de l'aplomb. Et cela l'excitait terriblement.

Alice, l'insensible

Insensiblement, Alice l'avait investie. Avec Alice tout semblait possible. Tout paraissait tellement plus facile. Avec elle, elle aurait même osé le lesbianisme. Mon Dieu, toutes les femmes, se disait-elle, n'y sont-elles pas plus ou moins enclines ? Mais Alice n'avait jamais laissé entendre qu'elle puisse même y jamais songer. Alice, pensait Maïté, avait bien trop de succès auprès des hommes pour accorder, ne serait-ce que la moindre pensée, à de telles pratiques qu'elle devait prendre, chez les autres, pour de vulgaires enfantillages.
Il lui en fallait sans doute bien davantage pour susciter son intérêt. N'avait-elle pas, une fois, suggéré qu'à l'occasion de certaines parties... Avec plusieurs hommes... 

Mon Histoire Érotique

...Il se laissa faire à la fin. Ses genoux glissèrent, il s'étira de tout son long, pointe en avant et ce fut elle qui le guida. D'abord elle lui happa la totalité du pénis. Elle s'en gargarisait, se le plaçait au plus profond. Comme si elle allait le lui avaler tout entier et n'entendait en rien perdre ! Alors il fit un mouvement de retrait, comprenant qu'elle était novice en la matière et qu'il fallait lui expliquer comment faire. Et c'est vrai qu'elle n'y connaissait rien et que si elle n'avait jamais accepté que Brian descende sur son sexe, elle se fut révoltée à la simple idée qu'il put lui mettre le sien dans la bouche. A plus forte raison celui d'un inconnu dont elle n'avait même fait qu'entrevoir le visage !
Mais elle apprenait vite ! Comme si tout ce savoir était implicitement en elle ! Comme si les sucettes de son enfance n'avaient été là que pour la préparer à tant de luxure ! Sa bouche s'était faite toute ronde, juste à la dimension de l'homme. Elle laissait glisser ses lèvres le long du sceptre mâle, leur faisait en-cercler le gland luisant de saveur, repousser les tendres replis du prépuce. Le tout petit bout de sa langue donnait des petits coups ici et là, titillait le petit orifice fendillé, y cueillait une à une les gouttes de rosée qui y perlaient et que sa bouche dégustait. Que ses papilles affolées savouraient !

Alice Malinois
Autrice de Poèmes & Romans érotiques
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AntoniasSecrets